A l'heure ou je vous ecris, nous sommes en Inde, a Bombay, mais je vais faire abstraction de tout ce qui nous entoure pour me replonger dans nos precedentes peregrinations...
Jeudi 11 Decembre
Nous repartons de Paros en ferry direction Athenes.
Que dire de cette journee, c'est avant tout du transit. A peine arrives au Piree, le port d'Athenes qu'on file a la gare pour les horaires . Train de nuit pour Thessalonique, parfait. Retour a l'hotel ou nous attendaient nos gros sacs. A cette occasion Axel pourra comparer ces connaissances footballistique avec un Irlandais bien rigolo, qui connaissait a peu pres tout du football francais.
Le soir, train de nuit surbonde, ou il sera difficile de dormir...
vendredi 12 Decembre, 7h du mat'
Arrives a Thessalonique, on demande pour continuer vers Istanbul. Il y en a un qui part de suite, mais au guichet, ils nous disent "full, full !". Comme on voulait pas poireauter a le gare jusqu'au prochain, qui etait le soir, on applique une technique simple : monter dans le train. Loin d'etre plein, il etait meme tres confortable, puisque nous avons pu avoir une cabine a nous tout seuls. Le controleur nous vendra ensuite des billets au prix normal, tranquillement. On recupere donc un peu de notre nuit pendant le trajet jusqu'a Alexandroupolis, a l'extreme est de la grece.
A Alexandroupolis, la correspondance pour Istanbul est a 1h du mat'. Et le train est, bien sur, "full". On opte pour la recherche d'un bus, ce qui nous amenera a attendre dans le vide pendant 2 heures, dans le froid. Tant pis. Il faut tuer le temps jusqu'a ce soir minuit, parce qu'Alexandroupolis, mis a part la mer, ressemble un peu a Novo Mesto (cf. recits precedents). Apres la prise d'assaut d'une boulangerie, on bat en retraite dans un petit bar desert, ou comble de malchance, la biere est chere... On squatte donc en jouant au cartes. Puis petit a petit une bonne ambiance s'installe dans le bar : ce soir, c'est karaoke ! Le tenant, en ressortissant belge, est tres sympathique, et nous invite a choisir une chanson. Elles sont soit en grec, soit en anglais. Mais vu que nous avons une maitrise parfaite de la prononciation de cette derniere, ce n'est pas un probleme. Nous ferons une interpretation sans egale de "hotel california", avec public en delire, applaudissements et groopies hysteriques...
C'est avec regret donc, qu'au milieu de cette belle soiree nous partons, laissant derriere nous de nouvelles connaissances bien sympathiques.
A la gare, nous reappliquons a l'arrivee du train notre technique du "On fonce, tous dedans !". Sauf que les controleurs sont tres presents, et en premier lieu peu enclins a nous laisser monter sans billets. Mais on applique la technique du "on le tchatche jusqu'a que le train demarre, avec nous a bord". Ca marche !! En premier lieu il nous entasse dans un placard a balai. On roule un peu, et a la frontiere ils nous regularisent, et nous ouvrent des cabines. On est heureux, on a bien rigole, et on a pas perdu trop de temps pour rejoindre Istanbul.
samedi 13 decembre, 11h30, Istanbul
On est super content. On commencait a attendre febrilement notre derniere etape, qui promettait d'etre belle. On est pas decu, c'est le moins qu'on puisse dire ! Notre hotel est situe juste a cote de sainte sophie et de la mosquee bleue, et le personnel est tres accueillant. C'est un genre d'auberge de jeunesse, pas cher, avec que des jeunes qui y travaillent : le pied ! On part visiter sainte sophie. Les chants des muezzins resonnent, puissants, melodieux. Sainte sophie se dresse devant nous. De l'exterieur, c'est un edifice imposant, massif. A l'interieur, on decouvre l'immensite des lieux. De grands espaces, des domes, des voutes, des fresques et des decorations de tout types.
Apres cette premiere visite impressionante, une deuxieme decouverte importante nous attend : les bazars. A quelques minutes de marche, nous penetrons dans la caverne d'ali baba. Mille couleurs, mille objets, un dedale de petites boutiques et de stands. Nous allons y faire notre premiere rencontre avec la gastronomie locale. Nous commandons trois assiettes de brochettes accompagnees de riz, oignons, tomate et sauce piquante bien sur (bon entrainement pour l'Inde ;-) le tout accompagne de pain turc et de la boisson traditionelle, l'ayran (yaourt, eau, sel), indispensable pour lutter contre l'echauffement du aux epices. Ce fut un regal.
Je dois malheureusement m'interrompre, nous poursuivrons tout ca sous peu.
Je vous dis a bientot, bonne vacances de noel, mangez pas trop de papillotes et de foie gras !
Gros bisous a tous !
- Fabien -