Nous sommes arrivés plus tot que prévu le matin a Jodhpur, et après avoir pris une escroquerie au rickshaw pleine face, on arrive à notre guest house. Mais elle n’avait pas encore de places disponibles. On a patienté sur la terrasse de leur restaurant, ou l’on a pu apprécier toute la beauté du lever de soleil. Il nous a révélé les maisons bleue azur de la vieille ville, et a illuminé l’imposant fort de Mehrangarh qui la surplombe. Quelques parties d’échecs plus tard (et une crêpe banane-nutella qui a eu l’audace de figurer sur la carte...), notre chambre se libère, et nous récupérons de notre nuit dans le bus.
L’après midi, on se balade dans les environs, on traverse non sans peine la marée humaine qu’était le marché au pied de la “clock tower” (cf. photos), puis on se retrouve dans un quartier beaucoup plus tranquille. Des vieux qui jouent aux cartes dans une petite cour, une vache par-ci, des petits écureuils par là... Dans une rue, des jeunes jouent aux échecs. Comme souvent, les indiens, en particuliers les jeunes, sont heureux de dire bonjour aux occidentaux. On les regarde un peu jouer, et une jeune fille me demande mon nom, d'ou je viens, bref les questions typiques qu'on nous demande assez souvent. Puis elle nous propose de monter sur le toit de sa maison pour voir le fort de Mehrangarh. Elle insiste un peu, et comme c'est pas la premiere fois qu'on nous propose de rentrer dans une maison, cette fois-ci on accepte (J'ai l'impression que les indiens sont très heureux d'accueillir des étrangers chez eux. Au début on déclinait les offres, un peu surpris et prudent). On enlève nos chaussures, salue les parents, pas etonnés du tout, au contraire ils sont contents, et elle nous emmène sur le toit. Après une photo de groupe, on redescend, et les parents nous demandent de les prendre en photo avec un de leurs enfants. Ils nous offrent une petite patisserie, nous demandent nos adresses, et nous donnent la leur, pour qu’on leur envoit les photos. Puis nous repartons, heureux de cette rencontre imprévue.
Le lendemain, au réveil, un mail du collector de Jodhpur (une sorte de préfet) nous attend : RdV dans 30 minutes... Nous sautons enfiler nos chemises qui sont heureusement propre (coup de chance !) et un pantalon à peu près correct, et nous voilà partis en rickshaw. Le collector nous recoit dans son imposant bureau, on lui donne un dossier, discute du projet de purification d’eau, puis nous revenons transmettre tout l’échange au reste de l’équipe.
Le 30 décembre, nous allons enfin au fort de Mehrangarh. Nous passons tout d’abord, comme le conseillait le sympathique proprio de la guest house, voir le Jaswant Thada. “C’est un cénotaphe de marbre blanc, construit en 1899 à la mémoire du maharadja Jaswant Singh. Des portraits de quelques dirigeants de Jodhpur sont visibles à l'intérieur du monument”. Plus simplement, c’est un magnifique édifice, pas très loin du fort, avec ses jardins, parsemés de petits kiosques, que l’on a parcouru à pieds nus tellement c’était agréable. On a aussi croisé deux danseurs et un musicien, posés là en costume traditionnel pour les touristes.
Ensuite, le fort de Mehrangarh. Imposant batiment que l’on a découvert avec un audioguide. C’est très intéressant, on apprend beaucoup sur l’histoire du Rajasthan et de son peuple. Comme dans beaucoup d’endroits que l’on a pu visiter pendant notre périple, le fort est chargé d’un passé assez belliqueux. C’est fou à quel point de nombreux lieux qu’on visite rappelle que l’Homme a très bien su s’entretuer, se massacrer (nous on a expression exprès désormais : “se mettre sur la gueule”) quelquesoit l’époque et l’endroit. Nous sommes ensuite allés dans les jardins du fort, endroit beaucoup plus “peace”… Toutes sortes de plantes, arbres, pleins d’oiseaux, c’était très reposant.
Nous avons eu pendant cette visite des points de vue imprenable sur la ville. Elle s’étend littéralement à perte de vue, disparaissant au loin sous l’épaisse chape de pollution qui caractérise les grandes villes indiennes. On pouvait admirer les grands quartiers de maisons bleues azur, qui ont d’ailleurs donné à la ville le surnom de ville bleue. Elle a aussi le surnom de SunCity, étant donné que les jours de pluie dans l’année se comptent sur les doigts de la main...
Puis nous sommes redescendus dans la vieille ville, et avons retrouvé l’ambiance pleine de vie et de sourires de l’Inde. Un vieil homme tout sourire m’a parlé en Hindi. Je n’ai pu que le saluer et lui sourire. Puis un autre homme passant à coté me traduit ses paroles : “He says God bless you” (Dieu te bénisse). C’est complétement fou ! C’est partout comme ca, tellement de gentillesse, d’attention, d’amour, sans rien attendre en retour (enfin parfois ils attendent des roupies, mais c’est surtout dans les lieux touristiques). Nous avons ainsi marché à travers les rues jusqu’à retrouver notre chez nous. Une journée bien remplie !!!
Pour Maman : j’ai mangé un super bon dessert, je pense que ca te plaira d’essayer : Dans une coupe, tu mets des bananes en rondelles recouvertes de cookies écrasés, des boules de glace vanille par dessus, le tout arrosé d’un peu de chocolat fondu et de coulis de fraise... Bon d’accord c’est pas très indien, mais j’avoue que les saveurs de chez nous ca manque un peu en ce moment, et puis les indiens ne mangent pas très sucré et j’avais peur de faire de l’hypoglycémie… Ah aussi j’ai gouté un truc trop bon, du Kabooli, une spécialité Rajpoute : du riz mitonné avec des petits légumes, de l’ananas et de la grenade. Délicieux !
Allez, j’arrête de vous mettre l’eau à la bouche (j’y prends un malin plaisir...) et je vous dis a bientot !
J’ai la flemme de relire, si vous voyez des fottes, fermez les yeux !
-Fabien-